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Après avoir suivi des cours de communication et language,
Magali Fadas, oriente sa démarche sur l'univers de la société de
consommation d'images et d'objets. Société de communication,
société de consommateurs de médicaments, d’images
et d’apparats ;
société de « tout à l’écran »,
de télé réalité ; monde virtuel parce
que réellement trop pauvre, où certains ont finalement
choisi de ne plus grandir…Tout est dit, tout y passe, et
se transforme sur la toile comme un message. Message d’ironie,
clin d’œil, projection, ou message d’alerte ? Chacun d’entre nous percevra sa
vérité.
Son travail sur le mal à l'être,
appat-rance, la recherche de soi l'a poussée à se
formerà l'Art-thérapie, l'idée
que l'Art n'est pas le privilège
de très peu ou des fous mais qu'il est intimement lié à notre société que
d'objet de message l'on peut passser à sujet d'image fixée.
Pulsion de vie créatrice, l'instant d'éternité dans
le défilé de nos images et d'objets.
Dans cette société de l'évanescence de la
naissance, de ce qui s'évapore Magali fixe en anticipant
la perte, elle empreinte la trace. Entre fugacité vouée
au deuil et infini.
Angélique Richard
« Nous sommes tous des névrosés ordinaires
; nous souffrons tous d’une névrose collective fondée
sur une pathologie du Narcissisme ».
Cette petite bonne femme délicatement assise sur son fauteuil,
c’est notre artiste peintre, Magali Fadas.
Introspective, le regard plongé dans l’ « ailleurs »,
le visage doux presque irréel et ses cheveux aux couleurs révoltées,
pourtant sagement coiffés attendent patiemment l’heure de l’agitation.
Il faut que la parole se fasse trop douloureuse, trop étouffante pour
que l’artiste se laisse porter par sa force intérieure son besoin
d’exister, de dire ce qu’elle vit et ressent au delà des
mots. Les doigts alors se meuvent, s’imposent et s’expriment sur
la toile. Le corps peut enfin crier ce qui l’habite et se laisser aller « à dire ».
L’image parfaite, lisse et tranquille de Magali Fadas n’est
rien de la réalité. Sa conscience est active, en
perpétuel cheminement et interrogations.
L’Artiste est inspirée. Inspirée par son époque
et par son univers. Société de communication, société de
consommateurs de médicaments, d’images et d’apparats ; société de « tout à l’écran »,
de télé réalité ; monde virtuel parce que réellement
trop pauvre, où certains ont finalement choisi de ne plus grandir…Tout
est dit, tout y passe, et se transforme sur la toile comme un message. Message
d’ironie, clin d’œil, projection, ou message d’alerte
? Chacun d’entre nous percevra sa vérité.
Mais il n’en résulte que ses peintures sont des témoignages
de l’existence de cette artiste. Ce sont ses preuves, ses indices. Peut-être
permettent-elles ainsi de mieux découvrir qui se cache derrière
Magali Fadas.
Une connaissance parfaite de l’histoire de l’art n’est
pas nécessaire pour se sentir touché par ce travail,
qui se veut tout, sauf élitiste.
Une femme profondément attachée à la vie, aux autres.
Et ce n’est pas Sésame qui me contredira… N’est-ce
pas Sésame ?
Mathilde Allibe
Une partie de ma démarche a été influencée
par des cours d’Art-Communication-Langage dispensés
à l’Université de Nice, et s’inscrit dans
une volonté de parler d’une société de
consommation d’images, d’objets et …de médicaments
! Mes préoccupations tournent autour de la communication
(par l’apparence) qui m’apparaît comme un remède
à notre peur de disparaître, et au malaise identitaire
dont nous souffrons tous. Tous les phénomènes sociologiques
actuels m’interpellent, tout y passe : le syndrome de Peter
Pan, la Jet Set, la mode, le complexe de Cendrillon, les anges,
le star système, la non-communication (internet…),
et la consommation excessive de « pilules du bonheur »…
J’observe
notre monde : tout est message. Envoyer des messages en consommant
certains médicaments, véhiculerait donc une part de
notre identité et participerait alors à notre image
de marque… Consommer c’est communiquer, « faire
savoir » aux autres ce que l’on aspire à être.
Une partie de mon travail est orientée vers le détournement
d’emballages de médicaments et des notices adjointes
dans les «boîtes à miracles »….
Quand je peins, je veux figer une impression, un moment, et les
changer en souvenirs impérissables, qui survivront sous la
forme d’une image. Je cherche à anticiper la trace,
en prévoyant la perte. Quand l’œuvre est achevée,
la trace qui demeure est celle d’une catastrophe n’ayant
pas eu lieu, celle d’un malheur qui tarderait à venir.
C’est dans cette optique que je peins mon chien (ni hommage
ni deuil) : « Sésame, celui qui ouvre ». A ceux
qui souriraient de voir tout un message pictural s’articuler
autour de la consommation de médicaments et d’un animal
de compagnie, j’aimerais dire qu’il va de soi qu’à
travers mon chien, je parle aussi de ceux qui m’accompagnent,
qui m’accompagneront… même si je ne les connais
pas encore…
Mes tableaux sont des miroirs de toile et de couleurs qui témoigneront
de ce qui fut et qui ne sera plus jamais exactement pareil (même
si cette chose peinte existe encore).
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